L’usine élévatoire de Saint-Nazaire n’est pas un jouet

Communiqué de Gauthier Bouchet et Nicole Pétrel, candidats du RN à l’élection départementale dans le second canton de Saint-Nazaire


Le dossier de l’usine élévatoire de Saint-Nazaire fait reparler de lui. Dans un entretien accordé vendredi dernier à la presse locale, le repreneur potentiel, gérant de la société nantaise des Brassés, affirme procéder à une « remise en état » du site et confirme que le permis de construire vient d’être validé par la Mairie. L’inscription de l’usine aux Monuments historiques, en janvier dernier, n’a donc rien changé, ralentissant à peine les choses.

Depuis plus de deux ans, et l’annonce de ce projet touristique — qui devait initialement être couplé à un hôtel de luxe — le Rassemblement national émet de solides réserves. L’usine élévatoire n’est pas un jouet, et nous ne considérons pas qu’un site industriel aussi prestigieux, vieux de plus d’un siècle, miraculeusement épargné par les bombardements de la Deuxième guerre mondiale et porteur d’une histoire et d’une mémoire ouvrière uniques, doive être reconverti en n’importe quoi. Face à ceux qui prétendent agir « dans le respect de son architecture » tout en en modifiant le sens, nous rappelons notre projet d’une reconversion plus harmonieuse de l’identité de l’usine : celle qui transformerait le site en un musée des industries navale et aéronautique.

Au reste, cette contestation dépasse la simple opposition municipale que nous constituons, puisqu’elle a bien entendu en premier lieu été initiée par l’association historique du Vieux Saint-Nazaire, qui avait mené le combat il y a deux ans par une pétition numérique, signée par nos élus et de nombreux adhérents du RN. Qui saurait dénier la parole légitime de cette association sur les questions patrimoniales ? Plus généralement, pourquoi refuser éternellement la parole aux Nazairiens, et la mise en place de concertations publiques pourtant essentielles, tout en parlant constamment, comme le fait la majorité municipale, d’un nécessaire « droit d’interpellation citoyenne » ?

Il y a là d’évidentes contradictions. Notre conseil départemental, compétent en matière culturelle, doit trancher : aidons-le à décider dans le bon sens, en y envoyant des élus du RN, par le vote des 20 et 27 juin prochains.

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